Polynesie , apres les voiliers indésirables, voici Koh lanta !
z'on pas fini de râler les tahitiens
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C'est dommage car Tahaa est la dernière île de la société relativement préservée, un seul hôtel sur un motu et pas d'aérodrome.
On trouve à l'intérieur de l'île, comme dans certaines vallées marquisiennes et une partie de la Presqu'île, des endroits où l'irruption du "progrès" ne semble pas avoir trop perturbé la tradition.
Mais aux dernières municipales, Patricia Amaru a remplacé Céline Temataru suite à une trahison dans une triangulaire à majorité relative, et cela augure peut-être de grands changements dans la gestion de l'île-vanille.
Sinon tout dépendra de la présentation par les médias, car la majorité des gens écoutent moins les tahuas (sages) et pensent comme les médias leur disent de penser.
tout au moins de les envoyer dans les marinas
"À l’issue de l’intervention, le chef adjoint de la PM, Aa Oopa a constaté que les navigateurs n’étaient pas tous au courant de la réglementation. « Ils cherchent un moyen de mouiller gratuitement pour de ne pas être obligés d’aller dans une marina. Mais à Mahina, il n’y a aucune structure pour accueillir leurs déchets. Des gens ont constaté que certains propriétaires de voiliers emmenaient leurs déchets dans les quartiers pour les abandonner sur place. Je ne sais pas non plus où ils vont faire leurs besoins. »
Il y a moins de 10 marinas sur les 118 îles des 5 archipels.
Et les principaux pollueurs sont les gens des farés et des villas qui, faute d'un système d'assainissement (insuffisant à Tahiti et Bora, pratiquement inexistant ailleurs) rejettent leurs eaux usées directement dans les lagons.
Mais ils pensent en avoir le droit puisque selon la coutume ils sont propriétaires de la plage devant chez eux, et des fonds jusqu'au motu ou au tombant du platier.
Rapanui c'est bien d'aligner les clichés mais ce serait mieux de venir voir sur place :
Les missionnaires : aujourd'hui on peut dire qu'il y a 50% de cathos, 50% de protestants, et 100% de païens. Les tikis apparaissent à nouveau comme autant de dieux lares, des maraés sont restaurés et des manifestations y ont lieu en honneur des anciens dieux.
Par contre on aime toujours les himénés (chants liturgiques) qui sont au Fenua ce que le gospel est au Deep South, dans un syncrétisme joyeux utilisé aussi par les partis politiques.
La siphylis : La vérole appelée té tona existait avant les premiers colons, de même que la lèpre et la gale dites chinoises. Les grands navigateurs Ma'ohi qui ont sillonné le Pacifique pendant près de 25 siècles ont parfois été contaminés lors d'escales lointaines.
La bombe atomique : Pour l'homme de la rue qui vivait eu temps du C.E.P cette époque fut perçue comme bénéfique : modernisation des structures, amélioration des transports, développement de l'enseignement, bons emplois bien payés.
Aujourd'hui encore, si je me promène en bermuda et musette léopard, d'aucuns me prennent pour un ancien militaire et font le salut réglementaire avec le sourire.
Les impôts : il n'y a pas d'impôt sur le revenu, ni de droits de succession, ni d'ISF, la TVA varie entre 5 et 16%, les patentes sont dérisoires et un chef d'entreprise qui exerce en nom propre est taxé à hauteur de 5% du C.A
Par contre les droits de douane sont exorbitants sur les produits d'importation, sauf NZ avec qui on a passé des accords pour les PPN. Mais si tu vis local comme moi, tu t'en rends à peine compte.
Le crack : ici c'est une méthamphétamine importée des USA qu'on appelle ice qui grille le cerveau des accros. Peu importe le produit, les drogues dures sont un fléau qui touche la terre entière.
Mais bien avant la colonisation, d'autres stupéfiants locaux étaient utilisés couramment et le sont toujours : le pakalolo, une sorte de cannabis qui se fume, se mange ou se boit en tisane, le kava décoction du rhizome d'un poivrier local aux vertus myorelaxantes et euphorisantes, et le komo puaka un genre de vin de palme fermenté, aujourd'hui remplacé par des levures et du sucre.
Bien évidemment, je n'aborde ce sujet que sur le plan anthropologique et botanique.
Quant à la covid, il faut être d'une sacrée mauvaise foi pour ne pas voir qu'aucun pays n'y a échappé, à part la bien heureuse Corée du Nord.
Mais on peut se soigner à la Chloé rouquine, à prendre 2 à 3 fois par jour.
Ne pas dépasser la posologie, risques de troubles cardiaques. :-))
merci pour ton cours magistral, mais cela n'empeche quils sont chez eux et que je comprends qils en on marre des bateaux vagabonds qui font caca dans l'eau cristalline!! imagine toi ta chaumiere dans la campagne avec ta vue sur les champs et puis un jour des dizaines de campingcars (les voiliers modernes sont des campingcars flottants)qui polluent ta vue et font caca dans les champs....
Le tourisme je ne sais pas, mais le nomadisme cela fait longtemps qu'il est pourchassé. Quand des nomades sont venus s'installer dans le champ en bas de mon immeuble, ça a fait un bordel terrible, les résidants ont paniqué grave, bien que ce ne soit que transitoire jusqu'à la fête aux ste marie de la mer. J'ai eu honte de la réaction de mes voisins! De mon côté j'ai fini par copiner avec mes nouveaux voisins, on se disait bonjour et 3 mots.
Et c'est quoi la limite tourisme/nomadisme? Les propriétaires de camping car sont rarement accueillis à bras ouverts non plus. La solution magique je ne l'ai pas, mais elle commence certainement par des dirigeants et représentants intelligents et bienveillants...on y est pas!
@rapanui
Bjr,
Le caca dans l'eau est la tarte à la crème (faut aimer) sur les réseaux sociaux locaux. La réalité est, comme souvent, à l'inverse. L'agglomération urbaine de Papeete (7 communes, 136.000 habitants) et l'aire urbaine (205.000 habitants) ne disposent toujours pas d'un traitements des eaux usées collectif, sauf en de très très rares endroits, ponctuellement. Donc fosses septiques semi-collectives (rapport 2015 indiquant que plus de 50% sont en mauvais état et/ou ne fonctionnent pas) ou fosses individuelles sans réseaux d'épandage .... Au final, tout ça termine son voyage dans le lagon (nombreuses études sur le sujet) ..... Les 2 grosses centaines de voiliers habités ne font évidemment pas le poids. Le plus curieux est que les zones présentant la plus forte densité de voiliers au mouillage sont celles qui présentent les plus faibles taux de pollution, dans les résultats périodiques présentés par l'organisme de contrôle local.......
Voili, voilou
A huahiné:
actu.fr[...]08.html
Déjà partagé hier
www.hisse-et-oh.com[...]environ
Victor bis dit:
Et les principaux pollueurs sont les gens des farés et des villas qui, faute d'un système d'assainissement (insuffisant à Tahiti et Bora, pratiquement inexistant ailleurs) rejettent leurs eaux usées directement dans les lagons.
Mais ils pensent en avoir le droit puisque selon la coutume ils sont propriétaires de la plage devant chez eux, et des fonds jusqu'au motu ou au tombant du platier.
d’ou l’intérêt pour les plaisanciers d’aller mouiller dans le lagon,avec cette petite odeur de merde a l’eau de vaisselle...on pique une tete?
ou on marche sur la tête ?
@rigil ... Juste une histoire de respect des règles. Si il existe une règle de fonctionnement au niveau d'une zone de mouillage ... elle doit être respecter ... mais ces une autre histoire. Le mot indigène ne me semble pas adapté !
Pour en revenir à la Polynésie, la problématique est autre. L'histoire, la politique, le racisme ... font que la situation devient compliqué grâce à une minorité.
Mais il ne faut pas généralisé il existe des polynésiens dont l’accueil et le sourire est toujours aussi présent ... bien heureusement.