Equipier sur 1 semaine

Suite au long post sur la participation aux frais pour chaque équipier pour une sortie, je me suis posé un peu la même question mais quand il y a plusieurs jours d'affilès .
Par exemple , je suis aux Canaries ou en Polynésie.
Je poste une annonce non pro de recherche d equipiers car ce n'est que de la plaisance
itinérante initié par le partage de jolis lieux.
Hormis frais de fuel , ports , nourriture auxquel je me refuserais de participer .
A combien peux t on estimer le coût qu un équipier "moyen "
peut se voir facturer.
Peut etre par jour ou par semaine.
C'est juste avoir une idée.
Il y a aussi la notion du transport : si l'équipier est sur place ou s'il doit prendre avion.
Faut il lui demander d'avoir une assurance personnelle ?

L'équipage
21 nov. 2020
21 nov. 202021 nov. 2020
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A un équipier, on peut lui demander de participer à la caisse de bord (carburant, avitaillement, ports eventuellement), et cela doit être ~ au prorata, mais c'est tout.
Le reste, il le "paie" en services rendus, que ce soit manoeuvres, veille, cuisine, ou autre : c'est bien sa principale contribution.
Si on veut lui faire payer autre chose, c'est un passager, pas un équipier.
(et pour le coup, je me fiche un peu des règlementations, par contre, la moindre des choses, c'est d'annoncer clairement que l'on propose une place de passager payant - à minima par téléphone si on a peur de l'écrire)

Est-ce ok ou non d'avoir un passager payant, c'est l'offre et la demande qui vont le déterminer : il y a bien des beaux bateaux et de belles destinations qui peuvent se le permettre. Le tout, c'est de l'annoncer clairement.

Donc, concrètement :
- on a besoin d'aide "physique" : c'est un équipier
- on cherche à limiter les frais : c'est un passager
- on a besoin de rien : on ne fait pas d'annonce, et si on en fait une parce qu'on est "open", la participation est strictement limitée à la bouffe (et autres dépenses strictement individuelles - genre jeton de douche, taxe de séjour...)

Pour les transports, c'est systématiquement à la charge de la personne qui vient (chacun ses problèmes), sauf si on en est à demander de l'aide pour un convoyage.
Il faut bien noter que l'équipier aussi il a des coûts de son coté (transport, équipement, temps passé, etc.)

21 nov. 2020
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J'avais passé une semaine avec ma femme sur un Océanis 423 il y a quelques années. On était à 60 €/j pour 2 tout compris (repas, gazole, frais de port).
Pour moi c'était honnête, on avait passé une très bonne semaine.

21 nov. 2020
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Hormis frais de fuel , ports , nourriture auxquel je me refuserais de participer

Sur une croisière de plusieurs jours, un équipier participe traditionnellement à la "caisse de bord"

21 nov. 202021 nov. 2020
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Toujours pareil : quelles conditions ?
Entre d'un coté la cabine réservée, avec cambuse soignée apéro et bonne bouteille; et de l'autre la banquette dans le carré avec sandwiches au pâté parce qu'on ne cuisine pas le midi quand on est en nav, le ressenti face au prix demandé n'est pas le même. Et je ne te parle pas du vieil arpège que le papy n'a pas nettoyé depuis des décennies mais qu'il t'offre très gentiment de "partager sa passion" parce qu'il n'ose plus sortir seul (tout cela existe, je les ai croisés).

La demi-cabine sur un voilier pro skippé par un pro, tu trouves à 120 euros/jour plus caisse de bord très élevée. Et tu participes aux quarts jours et nuits, et à la cambuse.

J'ai un collègue qui a payé 50 euros par jour, sur un voilier de voyage très bien équipé, intendance très correcte, cabine individuelle, seul invité à bord. Participation aux manoeuvres, prise de quart, aide aux travaux courants divers, tout cela était apprécié autant par les proprios que par le collègue, même si le capitaine pouvait s'en passer. Le collègue en était revenu enchanté, c'est exactement ce qu'il recherchait avant de décider de s'acheter un bateau de voyage. Cela lui a fait la semaine de nav à 400 euros y compris le super resto qu'il a offert le dernier jour, soit pratiquement moitié prix d'un stage encadré par étudiant "chef de bord" en vacances; et une expérience du bateau de voyage, avec explications autant que demandées du fonctionnement de tout ce qu'il comporte (et dont le super CdB ignore tout).

Mon avis est qu'il a fait une belle affaire, et je ne pense pas à l'argent en disant celà, mais en expérience. Et si ça a permis au capitaine de mettre un peu de beurre dans sa cambuse, tant mieux : c'est gagnant gagnant.
A une époque, j'avais cherché la même chose. Mais je n'ai pas trouvé. Des embarquements sur des voiliers "de ponton", ça oui on trouve à volonté, mais les voyageurs sont plus rares, plus frileux aussi à accueillir un étranger à bord. J'ai alors loué les services d'un pro accueilli sur mon propre voilier quand je l'ai acheté. Cela m'a couté plus cher, mais l'application était sur mon voilier. Il y a donc un "marché" à ce que tu proposes, j'en suis convaincu.
Aujourd'hui propriétaire, il faudrait me proposer plus que ça pour que je réfléchisse à faire une place, à un inconnu, dans l'espace où je vis.

22 nov. 2020
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faby9
entièrement d'accord avec toi!

23 nov. 202023 nov. 2020
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Pour "faby9"...
Un moins de la part du "papy n'a pas nettoyé son vieil Arpège depuis des décennies mais qu'il t'offre très gentiment de "partager sa passion" parce qu'il n'ose plus sortir seul". Je suis en effet de ceux-là avec mon vieil Arpège ; eh oui "ça" existe... Et, oui je me sens visé (Et méprisé), et, oui, j'ai envie de faire partager ma passion et, non, je n'aime pas naviguer seul.
Quel mépris et quel condescendance....

23 nov. 2020
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pour Lajoliette ..il ne faut pas trop faire cas ,c'est son style quelque soit le sujet ..mépris et condescendance ..il doit en avoir une sacré grosse ..mais ce n'est méchant ..on s'y habitue 😒

23 nov. 2020
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Con descendant. C'est pour ça qu'il est au fond de ma cale ! 😂

23 nov. 2020
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Question de points de vue différents. Suis-je méprisant ou condescendant parce que je refuse une invitation sur un navire sale ?
Pour l'avoir vécu, j'avais trouvé qu'il s'agissait plutôt d'un total irrespect olfactif envers moi. Cet irrespect entrainant sur moi un état nauséeux fort désagréable. J'en étais descendu en me promettant de ne jamais revenir, malgré la proposition insistante du propriétaire toujours à la recherche de volontaires pour l'accompagner (et pour cause...)

Et effectivement, j'éprouve aujourd'hui une forme de mépris envers ceux dont le bateau est sale, l'intérieur puant le moisis (souvent du au pourrissement des miettes de pain dans les interstices des fonds jamais nettoyés), mélangée à cette odeur de gaz oil et de graisse brulée provenant de la cale moteur.
C'est un peu comme dans les restaurants : l'état des toilettes en dit long sur celui de la cuisine.

Cela dit, j'ai croisé cet été un Arpège mené par un vieil Italien, qui avait décoré son intérieur de façon très chouette, et qui naviguait avec sa compagne russe en mode camping de façon très sympathique. Je lui ai fait cadeau d'un pare battage (il utilisait des pneus de motos) et de quelques amarres trop faiblardes pour moi.
Comme quoi on peut posséder un vieil Arpège et le conserver dans un état de propreté bien douillette, ce qui permet en prime de conserver son équipage.

21 nov. 2020
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Je fais de la voile depuis l'âge de douze ans, dériveur, école de voile etc… Mon premier bateau, un Alisé Jeanneau à 17 ans (Papa était derrière pour les sous !). J'étais plutôt pas mauvais (voire très bon !) en voile (l'Alisé n'avait pas de moteur, juste une godille, dans une zone à courants et vents capricieux), puis j'ai rencontré François (qui apparait de temps en temps sur H&O), et là, j'ai commencé à apprendre à naviguer. Tantôt sur son bateau, tantôt sur le mien, j'ai appris que "faire marcher un bateau" n'est qu'une infime partie de ce que l'on doit savoir quand on navigue. J'ai tout appris en douceur, progressivement, avec lui, en croisière sur ses bateaux (il en a eu beaucoup, alors que moi je n'avais pas les moyens de posséder ou d'entretenir un bateau de croisière), sans jamais rien payer, jusqu'au stade où on a appris l'un de l'autre, nos compétences étant différentes et en progression continuelle. 50 ans après, je navigue encore avec lui, et on apprend toujours l'un de l'autre. Voilà, tout ça pour dire que je n'ai jamais payé pour un embarquement, et qu'il ne me viendrait jamais à l'idée de faire payer pour embarquer quelqu'un. Si quelqu'un monte sur mon bateau, c'est mon invité, c'est moi qui assume tout, de la nourriture, boisson, frais de port etc, aux frais de maintenance. Je crois que je ne supporterais pas d'avoir à bord quelqu'un qui m'aurait payé pour cela. Ceci dit, j'ai beaucoup de mal à "faire de la place" à quelqu'un pour le prendre à mon bord. Excepté quand François me fait le plaisir de partager mes escapades, je navigue en solitaire (ou faux solitaire quand mon épouse m'accompagne), et j'ai du mal à concevoir d'accueillir quelqu'un pour une croisière, avec ou sans contribution financière. C'est vraiment aliénant de devoir tenir compte d'une personne qu'on ne connait pas, uniquement parce qu'elle a payé sa quote-part des frais d'une sortie. À ce titre, je conçois et j'admets que certains qui pratiquent cela appliquent des tarifs un peu élevés, car la charge est assez lourde…

21 nov. 2020
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" "faire marcher un bateau" n'est qu'une infime partie de ce que l'on doit savoir quand on navigue."

  • 1000

"C'est vraiment aliénant de devoir tenir compte d'une personne qu'on ne connait pas, uniquement parce qu'elle a payé sa quote-part des frais d'une sortie. À ce titre, je conçois et j'admets que certains qui pratiquent cela appliquent des tarifs un peu élevés, car la charge est assez lourde…"

+1000

Que ça fait du bien de lire autant de respect :
"Ce que tu fais ne correspond pas du tout à ma pratique ni à ma vision des choses, mais je conçois et j'admets que tu agisses ainsi "

sans le blabla bien-pensant sur la légalité, le partage, etc...

22 nov. 2020
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Ça arrive en croisière de rencontrer ou de voir des annonces de voir des gens qui demandent à embarquer.
Tout cela sans chercher.
Les futurs equipiers veulent savoir combien cela leur coutera.
D'où ma question .
Pour une courte ballade , je demande à ce que l'on me nourisse.
C'est de l'hypocrisie , je sais , car ça m'évite de m'intéresser aux appros + cuisine..
S'il y a des frais de port ou fuel , on partage.
Un ami avait pris un americain pour une ballade d'environ 1 semaine.
2 mois plus tard , je le revois avec son passager .
Le connaissant , je suppose qu'il lui demandait au moins 50 dollars US. La nourriture devait être comprise .

22 nov. 2020
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pour une croisière comme pour une courte ballade
il faut qu'il y ait une confiance réciproque entre le propriétaire et le ou les équipiers et mettre les conditions au clair avant le départ sachant qu'à mon avis savoir à l'avance ce que coutera une croisière n'est pas une bonne question si un équipier a des moyens limités ou ne veut pas participer à certains frais a lui de le dire
je navigue depuis des années comme équipier et je pense que le plus important c'est de savoir ce que chacun attend de la navigation

22 nov. 2020
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cet été durant prêt d'une semaine un ami équipier m'a invité a faire une sortie sur mon bateau .."je suis en vacances je t'invite à faire une viré sur Calypso" que voulez vous que je dise ...et j'ai mi de l'argent dans la caisse de bord ..mais bon il y a eu aussi des bonnes bouteille .
ils sont terrible ces équipiers parfois ils en prennent a leur aise

22 nov. 2020
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Suite à une mésaventure avec un équipier qui ne voulait pas débarquer car sans le sous après une transat et une arrivée prévue à Tobago, l’immigration refusant que je repart sans ce dernier car il n'avait pas de billet retour.

Je demande au minimum une caution équivalente à un billet d'avion retour.

22 nov. 2020
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Très juste ! À l'époque ou je faisais du bateau stop dans le coin, je faisais systématiquement des réservations de billet d'avion (sans payer quoi que ce soit, et sans prendre l'avion non plus) pour déresponsabiliser le skipper une fois arrivé. Sans cela, l'immigration exigeait que je reste à bord, sous responsabilité du skipper. Le meilleur moyen de devenir un boulet quoi.

22 nov. 2020
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J'ai pas mal pratiqué le BDA comme équipière, quelquefois assez loin, j'ai toujours pris un billet A/R, c'est une sécurité pour tout le monde !
Du temps où ça existait, je prenais le retour "Open"...
Pour la participation aux frais, ça dépendait des cas. En général, ce sont des gens que je connaissais déjà, donc simple caisse de bord avec partage de tous les frais + cadeaux.
Une seule fois j'ai embarqué pour une semaine avec quelqu'un que je ne connaissais pas avant, (par la bourse aux équipiers H&O) on m'a demandé une somme forfaitaire raisonnable (200 € avec cabine perso) et on a fait caisse commune pour les frais quotidiens. Aucun problème. On est restés en relation amicale.

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